L’enquête de Hofsteve : La remise en cause de la théorie de la convergence.
Hofsteve est un hollandais qui a écrit sur les différences culturelles ; il a mené une enquête sur cinquante filiale d’IBM où il a cherché un rapport entre culture et hiérarchie. Il s’aperçoit que les pays du sud de l’Europe, l’Afrique et les pays islamique possèdent un rapport très strict à la hiérarchie. Cette hiérarchie est marquée dans l’espace. Dans l’Europe du nord, il y a une valorisation de l’égalitarisme avec un minimum de distances entre les hiérarchies.
Il prend en compte la capacité de chaque culture à accepter ou non les incertitudes. IL montre en fait qu’il n’y a pas de convergence culturelle ; cette situation n’est que temporaire. Les types de managements sont fonction des cultures nationales. En fonction des pays, il y a développement de normes nationales pour le management des entreprises. En France la légitimité du pouvoir est fondé sur les compétences techniques.
Sociologie des organisations (M. Crozier , R. Sainsaulieu).
En 1964, M. Crozier publie « le phénomène bureaucratique » où il intègre le jeu social dans le système d’organisation. Dans la dernière partie de sa thèse, il explique l’existence de la bureaucratie française à partir des traits culturels et de l’histoire nationale. Il montre que dans la culture française, existe une valeur aristocratique qui prône la hiérarchie et qui accorde une grande valeur au chef d’œuvre, l’objet bien fait, plus important que l’objet efficace. Dans les années soixante dix, il abandonne l’approche culturelle pour la remplacer par une approche stratégique des zones d’incertitude.
Dans la même période, M. Bintz compare les hôpitaux américains, française et suisses. Elle démontre que les différences de fonctionnement sont liés à des styles de management.
R. Sainsaulieu a fait une thèse sur l’identité au travail. Il prend à cœur d’analyser la dimension culturelle dans le domaine des organisations. Son approche culturelle est plus psychologique qu’anthropologique. Il centre la culture sur la question de l’identité et se pose la question sur la construction de la culture par les différents groupes. Pour ce faire il développe un réseau de chercheurs au travers de l’association internationale de sociologie en langue française (AISLF).
La tradition anglo-saxonne.
Les Anglo-saxons sont favorables à une approche culturelle des problèmes. La théorie est élaborée par E. T. Hall dans son guide du comportement dans les affaires internationales où il compare la France, les U.S.A. et l’Allemagne. Il remarque que chaque culture codifie les distances acceptables entre deux personnes selon les situations.
La question de la ponctualité est différente selon les cultures :
Ph. Iribarne : le retour de la culture en organisation.
Dans « La logique de l’honneur », il compare les entreprises en France, aux U.S.A. et aux Pays-Bas.
La grande question dans la négociation, c’est que très souvent, notamment dans les pays latins on ne négocie que sur les résultats alors que les pays anglo-saxons négocient en globalité c’est-à-dire en prenant en compte à la fois la manière de négocier qui est codifiée et le résultat de la négociation. On négocie la manière de négocier. Une fois cette manière adoptée, il devient alors possible de négocier ce qui doit faire l’objet d’un arrangement.
On s’aperçoit que les modes culturels sont fort différents et qu’ils doivent être pris en compte lorsque l’on traite avec des civilisations différentes. Il importe donc de connaître les interlocuteurs. Malheureusement, cette approche est trop souvent oubliée, notamment par la civilisation occidentale qui veut imposer trop rapidement sa manière de voir sans comprendre quelles sont les pratiques dans les autres sociétés.