La phase prémigratoire.
La circulation de l’information
La circulation de l’information concernant le phénomène migratoire est capital pour réussir l’émigration. L’information est différente selon les communautés :
Il y a donc une approche différente vis-à-vis de l’information, selon que l’émigration concerne ou non la communauté.
L’appui familial
L'immigration au pays d'accueil.
Les implantations sont de trois types dans les pays d’accueil ; elles sont fonction des possibilités de regroupement :
Les Portugais de Queiriga se sont regroupés en région parisienne à Orsay-Limours et travaillent dans des entreprises maraîchères de la régions parisienne. Ils essaient de créer à Orsay-Limours une parie de la structure communautaire qu’ils connaissaient dans leur pays d’origine. Ils profitent de cette proximité spatiale pour entretenir des relations très étroites. Leur acculturation est faible car ils considèrent leur émigration comme provisoire. Ils n’ont aucune raison de vouloir s’acculturer au pays d’accueil. Leurs liens avec le pays d’origine est poussé à l’extrême : chaque semaine, une camionnette fait le trajet Orsay-Queiriga ; cette navette amène au Portugal des biens de consommation courante et ramène des produit vivriers. La question qui se pose concernant ces produits est de savoir si c’est pour garder un contact avec le terroir ou parce qu’il y a échange troc et que la communauté d’origine n’a trouvé que ce moyen pour payer les produits importés de France. Il faut d’autre part noter que le gouvernement Salazar laisse passer cette navette et qu’il doit donc y avoir un intérêt. Les choses ne sont pas aussi simple que l’auteur veut bien nous les présenter. En définitive, l’intégration est inexistante.
Les Algraviens travaillent pour la majorité à l’usine Renault de Billancourt ; très nombreux sont ceux qui étaient déjà ouvriers dans l’usine Renault au Portugal. Une cinquantaine de familles sont regroupées à Billancourt et dans les communes avoisinantes. Cette communauté ne se fréquente pas quotidiennement ; les visites sont espacées et les rencontres ont lieu essentiellement en terrain neutre : associations sportives, culturelles, eyt. L’acculturation est assez facile et se fait surtout par le biais des enfants. Le réseau de relation s’étend aux Français et on put parler d’intégration progressive.
Bibliographie complémentaire
Rochat-Trindade : Structures sociales et familiales d’origine au Portugal in Ethnologie française 1977 N°3
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