Balandier (1920 - )

A la Libération, Georges Balandier travaille pour le Musée de l’Homme, puis, en 1946, il part pour l’Afrique et séjourne au Sénégal, en Mauritanie, en Guinée où il dirige le centre local de l’Institut français d’Afrique noire (IFAN), puis à Brazzaville. L’Afrique équatoriale sera au cœur de ses thèses pour le doctorat es lettres : Sociologie actuelle de l’Afrique noire, Sociologie des Brazzavilles noires. Son livre Afrique ambiguë présente une critique de la situation coloniale et d’une certaine ethnologie liée au pouvoir colonisateur.

Il crée en 1952, l’un des premiers cours sur les pays en voie de développement. De 1961 à 1966, il enseigne à l’Ecole normale supérieure, puis à l’Ecole des hautes études en sciences sociales où il fonde le cours le sociologie de l’Afrique noire et le Centre d’études africaines. Il est professeur à la Sorbonne en sociologie et ethnologie de l’Afrique noire. De 1963 à 1973, il dirige le département des sciences humaines à l’ORSTOM, son laboratoire réunit de nombreux chercheurs africains.

Son oeuvre est centrée sur l’étude des formes du pouvoir et des systèmes politiques des sociétés traditionnelles, dont elle cherche à la fois par delà le structuralisme et l’historicisme à analyser le dynamisme. Ce dynamisme constitue un paramètre essentiel de sa vision anthropologique Ses oeuvres principales sont : Anthropologie politique (1967), Sens et puissance (1971), le Pouvoir sur scènes (1980) Pouvoir et modernité (1985).