Avec la fin des Ramessides, l'Egypte perd ses colonies asiatiques et africaines et son unité ; le pays se scinde suivant son clivage naturel :
L'immortalité conférée au maître du tombeau et la consolidation du culte familial sont désormais garanties par l'érection d'une statue votive dans l'enceinte du temple local ; La disparition des tombes royales et privées a eu pour conséquence une diminution des activités chez les peintres et les sculpteurs. Les guerres dynastiques, les invasions et le fait que les rois résidaient exclusivement dans le Delta ont eu pour conséquence la perte de presque toutes les œuvres d'art à l'exception des sculptures ; seules quelques œuvres de dimension modeste et presque toujours en pierre dure ont échappé à une destruction totale. Les conditions climatiques plus favorables de Haute Egypte ont permis la survivance d'un certain nombre d'œuvres et de monuments.
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Au déclin progressif de pharaon correspond l'importance croissante des gouverneurs de province. La nature officielle de ces statues privées limite leur conception à quelques attitudes hiératiques. La statue assise du maître du tombeau disparaît au profit de la statue cube, de la position du scribe lisant ou écrivant, ou du " Saint Homme " à genoux présentant une offrande. |
| Le responsable des domaines d'Amon, Horkheb - Musée du Caire |
| Dans la statuaire privée, le portrait individualisé prend de plus en plus d'importance ; jusque-là, le visage du modèle possédait les traits de la famille régnante. La tête est désormais dépouillée de sa lourde perruque et représentée dans toute la sévérité du crâne rasé. Ces portraits cherchent à illustrer la maturité et non l'éternelle jeunesse. Toute cette période est dominée par le goût du passé qui représente un âge d'or, une source d'inspiration. Cet archaïsme est une conséquence du repli sur soi, des échecs répétés de la politique extérieure égyptienne. |
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| Masque funéraire appliqué sur le visage d'Oundébaounded, provenant de Tanis - XXIème dynastie - Musée du Caire |