| C'est une zone immense, aride, à l'abri de toute infiltration d'eau. La seule eau, celle provenant des fossés d'écoulement, s'évapore à l'intérieur du bassin, ne laissant que quelques marais salins et de petits lacs, vestiges d'une mer post glaciaire. Au sud, le désert de Californie, et au nord le plateau de l'Orégon limitent cette vaste zone. Le Grand Bassin, c'est la culture archaïque du désert, celle où les Indiens se nourrissent de racines ; les ressources étant éparses, les communautés constituent de petites structures où les familles se déplacent chacune de leur côté pour ne se rassembler qu'à l'automne, lors de la grande battue aux lapins et aux antilopes. |
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HabitatEn été, les Indiens habitaient des huttes faites en nattes de roseaux. L'hiver, les habitations étaient construites à partir de branchages, d'herbes et d'écorces soutenues par de branches mortes.Les hommes ne disposaient d'aucun outillage pour couper les arbres.
VêtementsLes vêtements consistent en un cache sexe pour les hommes et en une paire de tablier à franges pour les femmes ; éventuellement, elles portaient une robe en peau de lapin par temps froid. Tous étaient chaussés de mocassins. |
| La nourriture était à base de graines et de racines. Le cycle de la cueillette commandait le labeur des groupes familiaux. Plus de soixante-quinze variétés de végétaux comestibles ont été répertoriées dans la zone. Les Indiens mangeaient des serpents, des lézards, des petits rongeurs ; tous les animaux étaient consommés à l'exception du coyote sur lequel régnait un tabou : selon la mythologie, le coyote décide de la mort des hommes. |
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Comme les petites communautés occupaient de vastes espaces, les conflits étaient peu nombreux. Les adversaires agissaient essentiellement par l’intermédiaire de la magie que le chamane devait combattre. Les chamanes jouaient un rôle important ; ils soignaient les malades, neutralisaient les actes de sorcellerie et apprivoisaient les esprits afin que les chasses soient bonnes.
Les défunts étaient considérés comme dangereux parce que la mort n’est pas naturelle. Les mourants étaient abandonnés et les corps des défunts enterrés ou brûlés avec tous les biens leur appartenant.
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