| Cette région est limitée par la côte atlantique à l'est, le cours du Saint Laurent jusqu'à la région des Grands Lacs comprise, et descend jusqu'aux fleuves Ohio et Cumberland pour atteindre les plaines côtières de l'actuelle Caroline et Virginie du Nord. Cette aire se subdivise en trois grandes zones :
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| L'habitat comprenait une maison longue de 15 à 30 m ; les murs étaient en écorce d'orme disposés sur une charpente en pieux ; un couloir central délimitait divers compartiments dans lesquels vivaient les familles. La maison était particulièrement bruyante et la vie communautaire n'était possible que s'il y avait un certain degré de refoulement. Les Iroquois échangeaient avec les Algonquiens du maïs contre des écorces de bouleau plus résistances pour les constructions et des wampums en coquillages. Les ceintures des wampums symbolisaient pactes et traités ; les cordons de ces wampums valaient lettre de créance aux ambassadeurs |
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Le système religieux reposait sur les trois soeurs (maïs, haricot et courge) et les esprits parmi lesquels se trouvait un créateur suprême, maître de la vie et dont la bienfaisance était menacée par la malfaisance de son frère. La croyance dans une force spirituelle présente dans toute chose, que les individus pouvaient manipuler ou accumuler, constituait une des particularité de la vie spirituelle iroquoise. Elle débouchait sur une relation personnelle avec le monde des Esprits. A côté du « Gardien de la Foi » qui organisait les grandes cérémonies, il y avait de nombreux chamanes dont le pouvoir acquis au cours de leurs rêves leur permettait de soigner les maladies grâce à une combinaison de méthodes magiques et pratiques médicales particulièrement utiles ; les forêts étaient infestées d'esprits dont le but était de rendre malade tous ceux qui les avaient vus |
| A l'origine la guerre consistait à effectuer des raids à la recherche de prisonniers soit pour les adopter, soit pour les torturer lors de rites sacrificiels. L'arme préférée des Iroquois est le tomahawk, courte massue de bois ayant à son extrémité une lourde boule ; ce tomahawk a été rapidement remplacé par une hachette de fabrication européenne. Les commerçants demandaient à être payés en peau de castor. | ![]() |
Le commerce des peaux a débuté sur la côte et s'est très rapidement étendu le long des rives du Saint-Laurent. Les Iroquois troquaient les marchandises européennes contre les peaux de castor ; ils ont éliminé les populations intermédiaires (Huron, Tiontonais, etc.) ou les ont réduites en esclavage. La guerre franco-anglaise était essentiellement économique ; elle cherchait à s'assurer le contrôle des tribus indiennes afin d'obtenir le monopole du commerce des fourrures.
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Les vêtements sont simples (peau de cerf ou de chevreuil), le régime alimentaire basé sur le gibier, le poisson, le maïs et les haricots. Les maisons sont carrées et recouvertes d'écorce ou en forme de dôme et recouvertes de chaume. Les villages sont ceints de palissades en bois pour pouvoir se défendre des incursion iroquoises. Peu de tribus ont survécu au delà du XVIIIème siècle ; elles sont entrées en lutte contre les « Pères fondateurs » qui ont cherché à extirper, par tous les moyens, l'idolâtrie. La variole a résolu une grande partie du problème ainsi que les conflits sporadiques entretenus par des primes versées en échange de scalps. Pour échapper à cette situation, de nombreuses tribus ont été contraintes de fuir vers l'intérieur des terres, vers la région des Grands Lacs. |
| Les Algonquiens utilisaient pour la fabrication de leurs objets la pierre à pipe (catlinite). Cette pierre est exploitée dans des mines à ciel ouvert ; elle est de couleur grise ou rouge ; facilement malléable lorsqu'elle vient d'être extraite, elle durcit ensuite rapidement après avoir été façonnée. Cette terre servait à confectionner les pipes à tabac. Ces pipes qui étaient ensuite décorées avec des piquants de porc-épic, avaient un rôle social : la paix entre les différents protagonistes n'était signée que lorsque tout le monde avait fumé et que la pipe avait circulé entre tous les participants. | ![]() |
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Les Algonquiens croient au Grand Esprit (Manitou), chef nominal d'une foule turbulente d'esprits de rang inférieur, bons et mauvais. Toute chose animée possède son équivalent spirituel qui a le pouvoir d'aider les humains. Les hommes-médecine ont pour rôle d'affronter les esprits malveillants ; ils apprennent à guérir des maladies, à retrouver les objets perdus et à prédire l'avenir. Ils établissent le diagnostic de la maladie, mais laissent souvent à d'autres le soin de retirer le corps étranger source de la maladie. Ils ont créé la Société de la Grande Médecine ou Midewiwin ; ses membres se réunissaient une fois l'an ; ils y accomplissaient des rites de guérison, d'initiation et de prestidigitation. |
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