| C'est dans cette zone, la moins fertile de tout le continent, que s'est épanouie la seule civilisation nord-américaine dépendant exclusivement du maïs. La région est bordée au nord par les Etats actuels de l'Utha et du Colorado ; elle n'a pas de limite au sud, si ce n'est la frontière avec le Mexique. Les températures oscillent entre 17 et 32°C et les précipitations sont partout inférieures à 500 mm/an. Pendant trois ou quatre mille ans, les populations du sud-ouest ont vécu en accord avec la culture du désert ; les hommes ramassaient les graines, les racines et les fruits, piégeaient du petit gibier. Vers 2 000 av. J.-C., un maïs d'une variété primitive était apparemment cultivé et un millénaire plus tard, haricots et courges venaient confirmer ce penchant pour l'agriculture. |
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La maison de base est une grande pièce rectangulaire, construite à partir de pierres disponibles, entassées dans un mortier d'adobe. Des chevrons en pin soutenaient la toiture. A l'origine, chaque pièce accueillait une famille ; ces pièces rectangulaires pouvaient être assemblées pour loger ensemble des groupes apparentés ou clans. Dans certains endroits, les pièces pouvaient être superposées comme à Pueblo Bonito. Le terme espagnol de pueblo (petite ville) caractérise le dernier type de construction anasazi. Ces grands ensembles avaient pratiquement disparus lorsque les Espagnols arrivent, en 1539, dans la région, le franciscain Marcos de Niza (Nice) et Esteban, le Maure du voyage de Cabeza de Vaca |
La danse du serpent est célébrée à la fin de l'été ; elle est destinée à faire tomber la pluie. La cérémonie s'étale sur neuf jours. Les hommes partent en brousse à la recherche de serpents dont des crotales. Tous les serpents attrapés sont gardés dans un local spécifique, la riva du serpent. Le neuvième jour, au coucher du soleil, les prêtres serpents se saisissent d'un serpent, le tiennent en son milieu dans leur bouche et dansent avec lui. Puis, d'une secousse de la tête, ils le jettent à terre ; un apprenti-prêtre le saisit et le place au centre d'un cercle de farine de maïs où les serpents restent jusqu'à la fin de la cérémonie, c'est-à-dire jusqu'à ce que tous les serpents aient dansé. Puis chaque prêtre-serpent vient vers ce cercle, attrape le plus grand nombre de reptiles et court vers la vallée où il les libère. Il passe la nuit sur la mesa et absorbe des émétiques puissants pour purifier son corps |
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Ils vivent sur les plateaux du bassin de la Gilda river et de ses affluents, là où les précipitations annuelles sont inférieures à 200 mm, mais où le limon apporté par les cours d'eau permet deux récoltes annuelles de maïs (juin et octobre). C'est la contrée des anciens Hohokans. Les vêtements étaient réduits à leur plus simple expression : cache-sexe et jupe d'écorce. Les Pimas menaient une vie sédentaire dans des villages permanents. L'habitat est constitué de huttes en terre sans ouverture sommitale, les murs sont constitués de poteaux verticaux reliés par un adobe. Ils utilisaient les anciens canaux d'irrigation des Hohokans, mais la cueillette jouait un rôle important : l'aliment le plus important qu'ils tiraient du monde végétal est la graine de prosopis et le cœur comestible de l'agave. |
Ils occupent la région de Colorado river ; ce ne sont pas des nomades à proprement parler, bien qu'ils se déplacent avec leurs maisons. La filiation est patrilinéaire et les chefs possèdent quelques pouvoirs. Les Huvasupais vivent dans le Cataract canyon où ils travaillent la terre et récoltent les légumes (maïs - haricot - courge) de juin à septembre ; à l'automne, ils quittent le canyon pour vivre, pendant l'hiver, de chasse et de cueillette sur le plateau. Mohaves et Yumas vivent dans les plaines inondables du Colorado. Les vêtements sont inexistants, la température variant de 40 à 48°C. Pendant la saison froide, ils utilisent des couvertures de peau de lapin. |
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Le nom « apache » signifie ennemi pour les Zunis. Ils sont, avec les Navajos, les derniers arrivants dans la région. Quant à eux, ils se nomment « le peuple » en dialecte Na-déné, dénonçant ainsi leur appartenance aux tribus du Nord. Ces populations de langue athabascan semblent avoir fait partie des derniers immigrants venus d'Asie ; au Xème siècle, des bandes quittent le territoire subarctique et s'établissent dans les grandes forêts plus méridionales. Certaines continuent leur progression au delà des grandes plaines et s'associent aux Kiowas pour chasser le bison. Ils s'installent au Nouveau Mexique et au Texas peu avant la découverte de l'Amérique. Ils se divisent en Apaches de l'Est (Jicarillas et Mescaleros) et en Apaches de l'Ouest (Arivaipas, Chiricahuas, etc.) La nature toute entière était exploitée par ces tribus nomades turbulentes pour survivre ; seul le poisson était tabou. Les Apaches s'adaptaient facilement à leur environnement et incorporaient les habitudes des populations autochtones. Leur alimentation de base était composée de viande et de haricots de prosopis. |
Les règles de la vie sociale étaient très strictes. Un homme épousait les plus jeunes soeurs de sa première femme et la veuve, le frère de son mari décédé. Les hommes avaient interdiction de parler à leurs belles soeurs. Les Apaches se regroupaient en bandes pour effectuer des raids. Les chevaux ont constitué un des principaux objectifs de ces raids ; ils étaient à la fois un moyen de déplacement et un garde manger : la viande de cheval était couramment consommée. La guerre entre Apaches et Américains commence réellement en 1860 lorsque les colons tentent de s'emparer du chef chiracahua Cochise ; elle prendra fin en 1886 lorsque Jéronimo se rendra. |
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Les Espagnols les découvrent en 1629 près du pueblo tewa, à Nabajo d'où leur nom de Navajo ou Navaho. Ils vivent de chasse et de cueillette et ont éliminé les autochtones de la région. Installés à proximité du Rio Grande, ils effectuaient de nombreuses incursions en Nouvelle Espagne. Lorsque les tribus indiennes, chassées par l'avance espagnole, s'installent dans la région contrôlée par les Navajos, ces derniers les assimilent par les mariages inter-tribaux. Les nouveaux venus apportent des techniques et des idées nouvelles qui vont être exploités de telle sorte que le mythe de naissance des navajos se transforme et fait remonter la naissance de la tribu au début de leur présence dans le Sud-Ouest. Les Navajos adoptent le système matriarcal cher aux populations agricoles. La maison navajo est le hogan à structure conique faite de rondins ; le sol est creusé sur 30 cm pour laisser courir une banquette tout le long des parois extérieures. Un orifice est pratiqué dans le toit pour laisser échapper la fumée. L'ameublement est des plus sommaires : couvertures, qui pendant longtemps ont été recherchées pour la qualité de leur tissage et leur beauté, ainsi que des peaux de moutons. |
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