Généralités sur la Préhistoire


Plan

  1. Complexité de la préhistoire

  2. Les temps géologiques

  3. Les temps climatiques

  4. Les temps de la paléontologie humaine

  5. Les temps de la Préhistoire


Pendant longtemps, la question de l'origine de l'homme ne s'est pas posée : elle était inscrite dans la Bible. Avec la Renaissance, des questions commencent à se poser : Merrati affirme en 1570 que les " pierres de foudre ", objets lithiques découverts depuis l'Antiquité, sont le fruit du travail de l'homme. Isaac de La Peyre(1), au début du XVIIème siècle fait remarquer que Caïn n'ayant pas épousé sa sœur a donc du trouver une autre femme, contredisant ainsi l'origine biblique de l'humanité.

Le XVIIème siècle est une période de recherches intenses dans le domaine des sciences. Si le déluge sert encore d'explication, il ne suffit plus pour rendre compte des divers phénomènes observés. Buffon(2) repense l'histoire de la terre dans son Histoire naturelle et le suédois Linné(3) présente une classification du monde vivant, mais considère les espèces comme invariables.

En 1790, l'anglais John Frere découvre des bifaces associés à des ossements d'animaux. Il est persuadé de l'ancienneté de ces outils qui ont été fabriqués par l'homme. Charles Lyell(4) envisage l'histoire des fossiles et de la terre sur une échelle qui compte des millions d'années ; il s'appuie, pour étayer sa théorie, sur l'épaisseur des couches géologiques dont la superposition a pris des millénaires. Sa découverte bouleverse toutes les théories de la genèse biblique.

En 1859, Charles Darwin(5) publie l'Origine des espèces. Sa thèse démontre que seuls les animaux les mieux adaptés au milieu dans lequel ils vivent réussissent à survivre. Prudent, il s'est limité aux espèces animales. En 1871, il rattache l'homme aux espèces animales dans La descendance de l'homme et la sélection naturelle. Ses théories sont critiquées, réfutées, caricaturées et poussées à leur extrême : l'homme descend du singe.

Les découvertes d'ossements humains se multiplient tout au long du XIXème siècle ; ils permettent de mieux approcher l'ancêtre de l'homme. En 1856, l'homme de Neandertal est découvert et à la fin du siècle, c'est le Pithécanthrope de Java (1891 par Eugène Dubois). L'homme fait une remontée vertigineuse dans le temps.

Toute la recherche du XXème siècle est orientée sur le chaînon manquant, en remontant le plus loin possible pour trouver l'origine de l'homme. L'arbre généalogique devient de plus en plus précis ; en même temps, le style de vie, les habitudes alimentaires et vestimentaires, les croyances de l'homme sont peu à peu dévoilés.

Complexité de la préhistoire .

La complexité de la Préhistoire tient à sa définition : la préhistoire est la période des temps historiques où l'on ne dispose pas d'écriture. Cette définition extrêmement simple pose immédiatement des problèmes immenses pour le chercheur, car celui-ci entre immédiatement dans le domaine des interprétations.

Pour la période historique, les textes renseignent autant sur les événements que sur la manière de vivre et de penser des hommes ; pour la préhistoire, seuls des vestiges inertes, muets, sont parvenus jusqu'à nos jours ; il faut les faire " parler ", tirer d'eux des informations qui permettent de corroborer ou d'infirmer une thèse patiemment élaborée.

Pour cela la recherche ne peut être que pluridisciplinaire. Dater une grotte met en jeu plusieurs domaines scientifiques : la physique avec la datation par le carbone 14, la thermoluminescence, la biochimie avec la recherche par les pollens, etc. ; ces différentes méthodes renseignent non seulement sur les dates, mais aussi sur l'environnement. La paléontologie permet de reconnaître les ossements, de savoir à quels animaux ils appartiennent et par voie de conséquence la faune présente.

Enfin, l'anthropologie replace l'homme dans sa vie quotidienne par comparaison avec des groupements ayant atteint un stade d'évolution identique : peuples primitifs d'Amazonie, d'Afrique ou d'Océanie. Ces observations sont surtout valables dans le domaine matériel : travail de la pierre, du bois, conditions de vie, construction d'habitat, manière de faire du feu, etc. Il est, par contre, illusoire de s'appuyer sur ces observations anthropologiques des populations primitives pour comprendre la mentalité de nos lointains ancêtres car l'environnement a changé et celui-ci constitue une des principales composantes des systèmes de pensée. La manière de penser d'un homme vivant dans un désert chaud est différente de celle de son homologue vivant en zone désertique froide. Or, la tentation est grande de généraliser et de transposer ce qui se passe de nos jours, à ce qui existait auparavant, dans les temps immémoriaux.

La grande question est donc de savoir comment organiser, classer, les faits les uns par rapport aux autres. Constituer une chronologie de la préhistoire est d'autant plus compliquée que chaque discipline possède sa propre chronologie.

Les temps géologiques.

La terre est une planète du système solaire dont l'âge est estimé à près de cinq milliards d'années. Son histoire se découpe en cinq grandes périodes d'inégale durée :
Précambrien de 5 milliards à 600 millions d'années Période la plus ancienne de l'histoire de la terre ; dépourvue de vie jusqu'à deux milliards d'années où apparaissent les premiers protozoaires
Primaire ou Paléozoïque de 550 à 220 millions d'années apparition des poissons, mollusques, gastéropodes, batraciens et reptiles; la croûte terrestre reçoit ses premiers plissements : massifs tabulaires des continents.
Secondaire ou Mesozoïque de 210 à 100 millions d'années apparition des grands oiseaux et des premiers mammifères (dinosaures terrestres et marins)Les massifs apparus pendant l'ère primaire subissent une forte érosion.
Tertiaire ou Cenozoïque de 100 millions à 5/6 millions d'années développement des mammifères ; apparition des éléphants, chevaux, bovidés..période de grands mouvements de la croûte terrestre : apparition des hautes chaînes de montagnes (Alpes, Pyrénées, cordillères et Himalaya)
Quaternaire de 5/6 millions d'années à nos jours Période de l'apparition de l'hommeGrandes glaciations et début de l'érosion des massifs apparus au tertiaire

Chaque période se subdivise en sous périodes : le quaternaire se subdivise en Pléistocène (jusque vers 12 000 BP (6) et en Holocène (de 12 000 BP à nos jours).

Dans cette très longue existence de la terre,

Ce qui va donc nous intéresser c'est la période du quaternaire. Toute l'étude qui va suivre ne prendra en compte que cette période, car c'est celle dans la quelle l'homme est apparu.

Les temps climatiques.

Le quaternaire se caractérise par une période climatique très froide où plusieurs glaciations se sont succédées. Par rapport aux temps géologiques on peut établir la corrélation suivante :

La succession des phénomènes climatiques a permis d'établir une chronologie du quaternaire utilisée pour désigner les époques auxquelles se rapportent les découvertes ; les périodes de glaciation influent sur l'environnement humain à travers la faune et la flore.

Les causes des différentes glaciations demeurent obscures et plusieurs hypothèses sont avancées :

Pendant ces glaciations, les territoires occupés par les glaces ne peuvent être habités par l'homme, l'épaisseur de la couche de glace atteignant plus de 3 000 m. Les glaciers sont localisés autour des deux calottes polaires et sur les grandes chaînes de montagne (Alpes et Pyrénées pour l'Europe). Seules les zones périglaciaires sont soumises à un climat permettant la subsistance des êtres vivants.

L'existence de ces glaciations a été mis en évidence en Europe centrale, occidentale, et en Amérique du Nord. Pendant ces périodes de glaciation, les glaciers retiennent l'eau et le niveau des mers baisse, découvrant de nombreuses terres : pendant la période glaciaire, l'Angleterre était reliée au continent. Cela signifie que de nombreux vestiges préhistoriques ont été engloutis par les flots : la grotte Cosquer en est un exemple. Au Paléolithique supérieur, la grotte se trouvait à six kilomètres de la mer ; son entrée est actuellement noyée sous 30 m d'eau.

Les périodes glaciaires déterminent les conditions de vie de l'homme ; celui-ci ne vit, tout au long de la préhistoire, jusque vers 8 000 BP, que de chasse et de cueillette : c'est un prédateur de la nature. La faune et la flore constituent son garde manger et lui procurent les matériaux pour se vêtir. Il doit en permanence s'adapter aux conditions nouvelles créées par le climat dont les changements s'inscrivent dans la longue durée. Toute modification de l'environnement joue donc un rôle essentiel sur les conditions de vie de l'homme préhistorique.

Le système glaciaire qui sert de référence à la datation des grandes périodes, pour l'Europe occidentale, a été observé dans la vallée du Danube.

Dates Dénomination Faune - Flore
Biber
Donau
Donau - Gunz
Mastodontes, premiers éléphants, tigres à dents de sabre
650 000 Gunz Disparition des mastodontes ; forme plus évoluée des équidés
500 000 Gunz - Mindel Faune plus chaude ; flore plus tempérée
400 000 Mindel Eléphant des steppes
320 000 Mindel - Riss Flore à forêts caduques, conifères
200 000 Riss Apparition du renne et du mammouth en Europe Végétation de steppe et de toundra
120 000 Riss - Würm Survivance de l'éléphant antique et du rhinocéros laineux Extension de la forêt
75 000 Würm Dernière glaciation qui se subdivise en plusieurs périodes (Würm I, II et III)

Les temps de la paléontologie humaine.

L'histoire de l'homme a occupé une place infime dans l'immensité des temps géologiques et de l'origine de la vie.

Les premiers fossiles d'hominidés ont été découverts en 1924 : enfants de Taungs en Afrique du Sud. Ces Australopithèques possèdent un cerveau de 400 cm3 ; leur taille est petite. Ils sont apparus il y a près de six millions d'années. Ils se subdivisent en deux branches :

  1. l'autralopithecus robustus, uniquement végétarien qui évolue très peu et qui disparaît vers 1 million d'années ;
  2. l'autralopithecus africanus qui s'adapte à un régime omnivore, avec développement des incisives et des canines. Il pourrait compter dans ses rangs celui qui fut notre ancêtre.
L'homo habilis apparaît vers 4 millions d'années en Afrique orientale. Son crâne est de 600 à 650 cm3, sa taille de 1,50 m. Morphologiquement, l'homo habilis est un bipède, c'est-à-dire qu'il utilise ses membres antérieurs pour autre chose que marcher. Cette libération des membres antérieurs lui permet de fabriquer des outils, fabrication qui démontre l'existence d'une pensée conceptuelle : il est capable d'imaginer quelque chose et de le réaliser. Il crée des outils pour un besoin déterminé. Il a donc le droit au terme d'homo : bipède et fabricant d'outil. Son prototype est Lucy.

L'homo erectus est le premier homme qui se tient droit. Sa capacité crânienne est de 800 cm3. Il apparaît en Afrique orientale vers 2 millions d'années ; il quitte l'Afrique et se répand de par le monde. Sa présence est attestée dans le Caucase vers 1 850 000 d'années (découverte de deux crânes datés de cette période au début des années 90). L'homo erectus est communément appelé Pithécanthrope et se caractérise morphologiquement par un gros bourrelet au dessus des orbites oculaires, l'absence de menton. C'est l'homme de Tautavel (Caune de l'Arago) et de Terra Amata (Nice). Sa présence couvre en Europe tout le paléolithique inférieur.

L'homo sapiens néandertalensis a été découvert dans la grotte Feldhofer (vallée de la Düssel à l'est de Düsseldorf - Allemagne) en 1856. Anthropologiquement, il se caractérise par un important bourrelet au dessus des yeux, une face massive et un front fuyant. Sa boite crânienne a une capacité de 1 200 à 1 500 cm3 et il mesure près de 1,80 m. C'est l'homme du paléolithique moyen ; des restes ont été découverts en France sur les sites de la Chapelle aux Saints (Corrèze), la Ferrassie et Le Moustier (Dordogne), La Quina (Charente). Sa disparition vers 30 000 BP, pose une énigme. Selon certaines théories écologistes, lorsque deux espèces semblables vivent dans un même environnement, une des espèces disparaît au profit de l'autre. Il se peut que ce soit ce qui s'est passé. D'autre part, les sépultures montrent que la mortalité infantile était particulièrement élevée et l'espérance de vie assez faible (25 ans). Il est aussi possible que l'homme de Néandertal ait eu, tout simplement, des difficultés à assurer sa reproduction biologique.

L'homo sapiens sapiens est l'homme moderne. Il apparaît vers 40 000 BP. Il est plus connu en France sous le terme d'homme de Cro-Magnon (Les Eyzies - Dordogne). Sa capacité crânienne est de 1 400 cm3. C'est l'homme du Paléolithique supérieur mais aussi notre ancêtre.

Ce qui caractérise toute l'évolution humaine c'est le développement de la boite crânienne, montrant par là l'importance du cerveau (pensée, conception, communication).

Capacité boite crânienne Première apparition Temps préhistorique
Homo habilis 600 à 650 cm3 4 millions années Paléolithique inférieur
Homo erectus 800 cm3 2 millions années Paléolithique inférieur
Homa sapiens néandertalis 1500 à 1600 cm3 120 000 ans Paléolithique moyen
Homo sapiens sapiens 1400 cm3 40 000 ans Paléolithique supérieur

Les temps préhistoriques.

Les appellations des temps préhistoriques sont fonction des techniques matérielles employées. Elles se caractérisent par l'utilisation de la pierre et de métaux :

Ces différentes périodes ne sont pas apparues en même temps en Europe occidentale ; elles se sont étalées dans le temps et il y a parfois eu chevauchement. L'étude de la Préhistoire repose donc sur une subdivision en périodes techniques.

Une différenciation a été introduite entre les périodes où l'on ne dispose d'aucune information écrite sur les populations concernées (Préhistoire) de celles où une connaissance écrite indirecte, par l'intermédiaire de populations connaissant l'écriture, est possible (Protohistoire). Pour l'Europe occidentale, la Préhistoire concerne les " âges de la pierre " et la Protohistoire " l'âge des métaux ". L'étude qui suit ne concerne que l'Europe occidentale et plus spécialement la France.

Ces notions doivent faire prendre conscience de la relativité de la durée de l'histoire et des connaissances que nous pouvons avoir sur ces périodes fort éloignées. Chaque découverte remet en question les théories élaborées précédemment ; il est donc indispensable de dater les théories afin de comprendre l'évolution de notre connaissance sur la question et de disposer d'un état de la question le plus récent possible, afin de coller aux réalités des découvertes. C'est une des raisons essentielles pour lesquelles " un préhistorien ne dit pas pourquoi, mais toujours comment " (H. de Lumley)

:

1.- Isaac de La Peyre (1596-1676). Huguenot, bibliothécaire du Prince de Condé, il s'attache à l'étude des premiers livres de la Bible et à l'histoire du peuple juif. Il soutient dans Praedamitae qu'Adam n'est pas le premier homme, que d'autres ont habité la terre avant lui et que d'eux procèdent tous les autres peuples que le peuple juif. Son livre est condamné et son auteur emprisonné. Il ira à Rome se rétracter, mais restera intimement fidèle aux thèses qu'il a avancée et qui marquent, dans l'histoire critique de la Bible, une étape décisive.

2.- Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788). Naturaliste et philosophe, Buffon n'a pas pris une part active au combat philosophique du XVIIIème siècle, préférant l'étude des sciences (botanique et mathématiques). Il mettra toute sa vie à écrire son Histoire naturelle en collaboration avec Daubenton (Histoire des quadrupèdes) ou Gueneau de Montbeillard (Histoire des oiseaux). Dans le tome I de son œuvre, Buffon affirme la validité d'une science fondée sur les faits, mais sachant dégager les lois et débarrassée de toute théologie (De la manière de traiter et d'étudier l'Histoire naturelle).

3.- Linné (1707-1778). L'œuvre de Linné permet à l'histoire naturelle de devenir une science à part entière : il permet de classer les différentes observations au sein d'un système cohérent. Linné est avant tout un botaniste et met au point une méthode qui convertit la réalité en un monde intelligible, schématisé selon les exigences de l'esprit scientifique, permettant une mutation du concret à l'abstrait : " La description est l'ensemble des caractères naturels de la plante ; elle en fait connaître toutes les parties extérieures ; elle doit faire comprendre pour chaque organe le nombre, la forme, la proportion et la position ; être faite dans l'ordre de succession des organes ; être divisée en autant de paragraphes séparés qu'il y a de parties distinctes et n'être ni trop longue, ni trop succincte " (Philosophia botanica - 1751). Son système de détermination des espèces (classes, ordre, genres, espèces) et ses dénominations s'est imposé dans tous les domaines intéressant les naturalistes. L'histoire naturelle a désormais son code. En observant la nature, il constate une " certaine plasticité des espèces et accepte la thèse d'un devenir temporal de la création ; dans les limites du genre, les espèces sont l'œuvre du temps " (1762) Dans l'édition de 1758 du Systema naturae, il place l'homme parmi les animaux à mamelles, dans l'ordre des primates qui comprend aussi des singes supérieurs. Il ouvre la voie à Lamarck et à Darwin.

4.- Sir Charles Lyell (1797-1875). Géologue anglais, il est un des premiers à associer les fossiles à une chronologie des terrains et met sur pied, avec Deshayes, la division du tertiaire. Il étudie aussi la migration et l'origine des espèces, rejoignant les théories de Darwin tout en gardant une certaine réserve devant la complexité du problème soulevé, notamment dans son discours d'Aberdenn où il explique la notion de l'ancienneté relative de l'homme par rapport à l'histoire et aux traditions humaines connues.

5.- Charles Robert Darwin (1809-1882) imposa la notion d'évolution biologique, mettant en lumière l'un de ses mécanismes essentiels : la sélection naturelle. Il a fait des études de médecine et de théologie (pour devenir clergyman). Durant 57 mois, il voyage le long des côtes d'Amérique du Sud, accumule une multitude d'observations et réfléchit sur ce qu'il découvre. En 1858, il publie l'Origine des espèces où il expose en détail sa théorie de la sélection naturelle et traite de l'évidence du fait dévolution. Cette théorie avait déjà été proposée, mais Darwin lui apporte des preuves multiples et la débarrasse de toute fantaisie et de toute finalité. Il fournit le premier une interprétation scientifique qui pouvait s'imposer au monde scientifique. Son interprétation du monde vivant rendait superflue toute intervention surnaturelle et ne pouvait que choquer les traditionalistes conventionnels et l'intégrisme de ses concitoyens.

6.- Before Present; cette datation concerne le Carbonne 14. La date origine prise pour ces mesure est 1950. Ceci revient à dire que 1200 BP correspond à 10050 avant Jésus-Christ.

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