Le climat

Le climat du Burkina-Faso est de type tropical avec alternance d’une saison sèche et d’une saison humide. En saison sèche, le vent dominant est l’harmattan ; en saison humide, c’est la mousson guinéenne.
La durée de la saison des pluies et l’importance des précipitations permettent de distinguer trois types de climat.

Les mouvements des masses d'air.

Le régime des températures et des pluies ne peut se comprendre sans référence au système général de la circulation atmosphérique. Il est lié à la présence de masses d’air différentes, au déplacement de ces masses d’air et de leur zone de convergence : le Front intertropical (FIT)
Durant les mois d’hiver, le Sahara est un centre de hautes pressions ; les basses pressions équatoriales provoquent un flux saharien qui se concrétise par l’harmattan, vent frais et desséchant, soufflant du nord-est vers le sud-ouest.
Durant les mois d’été, le Sahara est devenu une zone de basses pressions en raison des températures élevées ; il attire donc l’air humide du golfe de Guinée. La mousson guinéenne, vent chaud et humide, est orientée du sud-ouest vers le nord-est.

Les caractéristiques pluviométriques

La masse d’air humide provenant du sud pénètre sur le pays dès le mois d’avril et envahit la totalité du pays pour le mois de juin ; elle se retire peu à peu de septembre à octobre. Cette masse d’air humide permet la formation de nuages et de perturbations tropicales, facteurs de pluies.
Le commencement et la fin de la saison des pluies se distinguent de la pleine saison par des grains généralement violents, avec des coups de vents pouvant atteindre jusqu'à 120 km/h. Les pluies sont brèves mais denses.
La durée de la saison des pluies est plus courte dans le nord que dans le sud, celui-ci étant plus longtemps soumis à la masse d’air humide. Elle débute fin avril à Bobo-Dioulasso et met dix à douze semaines pour atteindre la région de Dori dans le nord. Par contre, le retrait du FIT s’effectue plus rapidement, en trois semaines.
La pluviosité annuelle moyenne, de l’ordre de 1 400 mm dans l’extrême sud-ouest, ne dépasse pas 500 mm dans l’extrême nord. Les mois les plus arrosés sont juillet et août.
Les précipitations ne sont pas constantes d’une année sur l’autre et sur la longue durée ; les périodes de sécheresse alternent avec des périodes pus humides. Le pays a souffert de la sécheresse de 1968 à 1973 et de 1982 à 1987. Cette absence de pluviométrie a des conséquences capitales sur la production agricole. Elle est d’autant plus sensible en zone sahélienne que les précipitations sont déjà faibles. Ce phénomène n’est pas récent ; il a déjà été signalé en 1907-1013 par le commandant du cercle de Ouahigouya pour le Yatenga. Les origines de la grande révolte de 1916-1917 est à rechercher dans l’importante sécheresse qui sévissait à cette période et qui s’est traduit par une grande famine.

Dates de la saison des pluies

Les températures

. Les températures au Burkina-Faso se caractérisent par une alternance de deux saisons fraîches et deux périodes de fortes chaleurs.

Les diversités régionales.

. L’uniformité de ce mécanisme n’exclut pas une certaine variété régionale en raison des pluies et des températures. Trois zones climatiques peuvent donc être distinguées au Burkina-Faso.

  1. Zone sud-soudanienne
    C'est la zone la plus arrosée du pays car la plus proche du Golfe de Guinée et possédant le relief le plus élevée (plateau de Banfora et de Gobnangou). La saison des pluies dure cinq à six mois (avril à octobre). Les pluies connaissent leur maximum en août (pluie de mousson), suivie d'une rapide diminution. Ces pluies, formées de grains violents, sont souvent accompagnées de rafales de vent.
    L'humidité de l'air est importante : 50% en moyenne avec des pointes de 80% en octobre et des minima de 20% en janvier-février (saison sèche).
    Les écarts des températures diurnes sont élevés pendant la saison sèche : 14°C en janvier, pour n'être que de 7°C en août, au plus fort de la saison des pluies. La durée moyenne de l'insolation est de 2 828 heures et l'évaporation moyenne de 2 682 m/m
  2. Zone nord-soudanienne
    Elle est comprise entre les isohyètes 1 000 et 650 m/m. La saison des pluies ne dure que trois à quatre mois (juin-septembre) ; certaines années la petite pluie des mangues peut tomber en décembre-janvier. Les précipitations connaissent une période de stabilisation en juillet, juste avant le maximum d'août.
    L'humidité moyenne de l'air n'est que de 40% à Ouagadougou. Les brumes sèches sont fréquentes durant les mois d'hiver. Elles correspondent au refroidissement nocturne et ont pour inconvénient de réduire la visibilité.
    Les températures sont plus élevées que dans la zone sud soudanienne. Les écarts diurnes sont aussi plus importants : 18°C en janvier.
    A Ouagadougou, la durée moyenne de l'insolation est de 3 079 heures et l'évaporation moyenne de 2 641 m/m
  3. Zone sahélienne
    Elle est située au nord de l'isohyète 650 m/m. La saison des pluies n'est plus que de 2 à 3 mois (juillet-septembre). Il arrive qu'une petite pluie arrive durant l'hiver (pluie des mangues). Les pluies tombent en général sous la forme de grains violents et rapides ; elles sont d'une irrégularité extrême. Il se passe plusieurs jours entre deux pluies consécutives alors que dans le sud, la pluie est quasi quotidienne.
    L'humidité relative moyenne est inférieure à 40%, et les écarts de températures sont en nette hausse; les minima moyens descendent jusqu'à 13,6°C alors que les maxima s'élèvent à 33°,4. Quant aux écarts diurnes, ils atteignent jusqu'à 20°C en janvier
    La période la plus chaude se situe en mai (41,2°C).
    La durée moyenne de l'insolation est de 3 377 heures et l'évaporation moyenne de 3 022 m/m.

Les précipitations et l’évaporation moyenne influent sur les débits des cours d’eau.

Demande : Afin de mieux pouvoir illustrer cette page, je recherche des photographies montrant les différents climats du Burkina, notamment zone sahélienne, zone soudanienne (Nord et Sud), petite vidéo montrant l'avancée d'un mur de pluie, etc. Merci d'avance