L'hydrographie

Le Burkina-Faso, bien que formant une vaste table arasée et relativement peu arrosé, possède un réseau hydrographique particulièrement dense, surtout dans sa partie méridionale. Les rivières coupent les zones de collines et de falaises sans essayer de les contourner, sans doute parce qu’elles se sont enfoncées dans les anciennes pénéplaines au fur et à mesure que s’abaissait son niveau de base. Les régions élevées (plateaux) ne constituent pas obligatoirement des centres de dispersion des eaux.
Les cours d’eau ont un régime tropical qui reflète fidèlement le rythme des précipitations avec des débits faibles, voire nuls, de décembre/janvier à mi-juillet et des hautes eaux de mi-juillet à octobre ; puis se situe une période de tarissement dont la durée est fonction des précipitations précédentes. Ce régime n’est pas identique partout, il diffère selon les bassins.

Les cours d’eaux du Burkina-Faso se rattachent à trois bassins principaux.

Carte hydrographique du Burkina-Faso

Le bassin de la Comoé.

Situé au sud-ouest du pays, le bassin de la Comoé couvre 18 000 km² et comprend les cours supérieurs de la Comoé et de ses affluents, le Yanon et le Léraba qui prennent tous leur source sur la partie méridionale du plateau de Bobo-Dioulasso.
Ces rivières coulent du nord vers le sud dans des vallées aux profils irréguliers, alternant des sections à faible pente avec des rapides. Elles descendent du plateau par des chutes ou des cascades : chute de Karfiguela (Comoé), Tourny (Leraba).
La pente de la Comoé qui était de 0,37% jusqu'à la chute de Karfiguela n’est plus que de 0,016% pour atteindre la frontière.
L’écoulement maximum (520 m3/s) a lieu en septembre, après les fortes précipitations d’août, et le minimum (0,7 m3/s) en mars, en fin de saison sèche.

Le bassin du Niger.

Le bassin du Niger se subdivise en deux zones :

En dehors du réseau hydrographique, cette zone se caractérise par un nombre important de petites mares, permanentes ou temporaires, qui occupent les bas-fonds et les espaces interdunaires où elles jouent un rôle capital pour la vie pastorale.
Ces rivières ont des débits annuels très faibles, avec des périodes de hautes eaux réduites à un ou deux mois, suivies d’un tarissement brutal et d’une très longue période sans écoulement pendant laquelle le lit des cours d’eau peut même devenir complètement sec. A Yacouta sur le Goudebo, l’écoulement n’est perceptible que de la mi-juillet à la mi-septembre ; le reste du temps, il est à sec.

Le bassin des Volta.

Ce bassin central couvre 120 000 km², soit les 2/3 du pays. Il réunit les cours supérieurs des trois Volta (blanche, noire et rouge) et de la Pendjari.

Ces trois derniers cours d’eau possèdent un régime tropical pur, c’est-à-dire que leur période des hautes eaux est plus brève (trois mois de mi-juillet à mi-octobre) suivi d’une période de tarissement qui s’achève en décembre/janvier et fait place à une absence totale d’écoulement. Le lit des cours d’eau est alors formé par une succession de mares.